Dans l'ordre : Gony Zubizaretta, PV Laborde, Thomas Lafonta et ma pomme pour compléter ce podium Open !
Finaliste de l’étape de Crozon au mois d’Août dernier, j’étais donc qualifié pour la finale européenne du circuit organisé par la marque Volcom dont le staff fait toujours preuve de
convivialité et d’excentricité histoire de passer du bon temps dans l’eau mais aussi sur la plage à écouter les commentaires euphorisants et décalés de messieurs Julien « Vico » Hamel au mic-mic,
speaker émérite sur de nombreux évènements et notamment du live webcast sur le Vendée pro !
Les prévisions qui nous annonçaient une pluie épaisse et continue mais de belles vagues glassy d’un mètre-un mètre cinquante pour la journée du samedi se sont avérées exactes. Le dimanche les
phases finales se sont déroulées dans des conditions moyennes et bien en baisse avec un soleil tant espéré la veille mais un vent modéré qui a bien défoncé le plan d’eau.
Et c’est après avoir battu quelques bons clients tels PV Laborde, Rudy Maréchal et Medi Veminardi qu’à la surprise générale j’accède à la finale de cet évènement regroupant les finalistes des
épreuves canariennes, portugaises, espagnoles, anglaises et françaises. Cool je repars avec 300 euros de cash et une panoplie Volcom !!
Le très cool galicien Gony Zubizaretta remporte la victoire finale, 1000 euros en empochant également les 500 euros du best tricks. PV, tenant du titre prend la deuxième place à l’issue d’un
parcours compliqué et Thomas Lafonta le Bidartar monte sur la troisième marche du podium.
Spéciale dédicace au Staff et à Guillaume Dartenuc pour l’accueil réservé à tous les compétiteurs !
Un grand merci également à mon pote David Noirit, technicien émérite du surf breton et juge international toujours autant passionné et dévoué pour le surf de m’avoir proposé de m’amener pour ce
petit week-end express. Il m’a permis d’aborder la compétition dans de très bonnes dispositions. Autant bavards l’un que l’autre, les 7 heures de route allez puis retour et les quelques
bouchons que nous avons traversez pour arriver à bon port à 1h30 du mat la veille de la compet nous ont d’ailleurs permis de parler boards, technique et de refaire l’histoire du surf breton en
long, en large et en travers, de quoi faire passer le trajet comme une lettre à la poste !!! Merci également à son jeune crew bien relax d’Absolute Surf Shop http://absolute-surf.net (Tim Faujour, Alan Pen, Emile Jankowsky) et au brestois Sam Lagadec, grand bavard et très cool également ! Même s’ils n’ont pas
malheureusement pas brillé ce week-end, ils sont sur la bonne voie. Des jeunes dynamiques, investis, passionnés et décontract comme on aime !
Quelques restes le dimanche (photo) mais sans comparaison avec la très bonne journée de surf du samedi
Merci à Jeff Ruiz d'XLmag pour les photos, checker le report complet de la compet et bien d'autres sur : www.xlmag.fr/2012/04/european-vqs/
Sur la plage ou dans l’eau ils
étaient une bonne dizaine à mitrailler ce swell sympathique. C'était pourtant pas non plus la houle de l'année mais tous les ingrédients étaient tout de même réunis pour scorer de bonnes
sessions. Comme on est seulement en Avril on est en droit d’espérer bien mieux jusqu’au soir du réveillon !
Sur la plage, on aperçu messieurs Yannick Del, François Kizboule, Menswaves, Moussrider, et j'en oublie ; sur le sable puis
dans l’eau mister Ben Merle et dans le jus pendant des heures, Seb Le Quéré, Guillaume Coché, Mick Merrien, Pierre Bouras, et là encore j'en oublie peut-être, désolé !
Quelle couverture médiatique pour ces quelques bonnes journées de surf sur la côte sauvage de Quiberon ! Pendant les quelques jours suivants le bombardement, des photos de qualité très variées furent postées en pagaille sur le forum breton http://www.bzhecume.com , juste de quoi faire baver les absents ... Et de mémoire, ce fût quasiment du jamais vu en Bretagne. Tous ces chasseurs d'images tentent de capturer les meilleurs instants des bonnes sessions de surf sur les meilleurs spots bretons. Ils donnent ainsi à nos souvenirs et sensations un parfum d’éternité.
L’excitation chez certains d’entre eux était palpable tout au long de l’action. On ressent comme chez les surfeurs présents qui veulent la bombe, cette envie pour eux de sortir le meilleur
cliché. Une émulation exacerbée entre eux comme chez les riders, où chacun donne le meilleur de soi-même, concentré et l’affut de la bombe qui passe ou du cliché original.

Tout le monde s’était passé le mot mais il faut dire que les bancs de sable étaient particulièrement bien en place (on peut le dire maintenant que la houle s’en est allée) et les prévisions bien
lisibles même pour les plus analphabet, avec un vent off-shore et un joli swell de deux mètres bien régulier sans trop de période et un soleil de plomb pour une fin Mars. Que demander de plus, un
secret spot bien sûr ! Puisque bien évidemment au pic on n'était pas tout seul et fallait prendre son ticket comme à la boucherie surtout le mardi et mercredi où il y avait plus d’attente
entre les séries. Mais c'est aussi un plaisir en remontant au peak de voir les autres se mettre des tubes et des boîtes !
Le lundi, ça enchaînait bien et y’en avait pour tout le monde avec des séries très rapprochés, une bonne taille et peu de fermantes. Ce fut de mes trois sessions la meilleure et celle qui me donna envie de remettre une couche le lendemain !
Une board pliée et quelques bonnes courbatures plus tard, la pression est retombée pour tout le monde jusqu'à la prochaine bonne fenêtre météo !
Rythym est une marque de surf arty australienne qui travaille ses collections pour ne pas ressembler à du bon vieux copié-collé des grands majors du surf biz… Rhythm baigne dans un univers ou le
bon coup de crayon, la qualité et les bonnes idées ne sont pas encore avalés par des actionnaires affamés !
Une petite touche vintage, un brin fashion et un parfum de beach culture qualifie pour moi le mieux RhythmLivin
Je ne peux pas non plus vous parler de Rhythm sans évoquer le plus médiatique des surfeurs de la marque qui n’est autre que le héros et vainqueur du Pipe Masters 2011. En effet, Kieren
Perrow, chargeur au sens marin affûté, a su détecter les bombes sur la gauche la plus médiatique de la planète tout en les surfant avec brio sans aucune concession, et en donnant de sa personne à
chaque vague, remember ! KP est tout à fait dans le registre de la marque. Low profile attitude, cool et relax dans ses pompes. Autant vous dire que chez Rhythm on fait plutôt dans l’anti star
système !
Vivre au rythme de l’océan et au fil des swells dans un lifestyle des plus décontracté, c’est un art de vivre que j’affectionne également ! C’est donc avec plaisir que j’intègre cette année la
petite famille de rhythmlivin !
Jugez par vous-même en surfant sur : www.rhythmlivin.com
Juste avant que le brouillard nous plonge dans la plus stricte intimité
Cela arrive rarement aussi tôt que cette année (dès le mois de février) mais comme souvent à chaque intersaison, les extrêmes différences de températures entre l’eau et l’air nous plongent pendant quelques jours dans un épais brouillard qui donne au surf une ambiance toute particulière. Vous avez l’impression d’être seul au monde avec vos quelques camarades de session dans un calme assourdissant. Cela s’accompagne d’un joli « dead glass ». Il n’y a pas un souffle d’air pour contrarier le déferlement des vagues sur les reefs. Et quand ça se lève c'est plutôt mauvais signe. Le vent pousse les nuages et le clapot pointe son nez !
Encore assez de visi pour ne pas surfer à l'aveugle !
La seule difficulté réside dans le fait que vous perdez presque tous vos repères visuels habituels. Sur un spot juteux et éloigné du bord cela peut parfois devenir un cauchemar ! Le manque
de visibilité rend la série du jour plus que sournoise. En effet, quand le set fantôme se dresse dans l’ombre il faut réagir vite surtout lorsque vous surfez au-dessus du caillou ! C’est aussi
cela qui vous fait rater quelques belles vagues décalées que vous n’avez pas su voir venir. Cette brumasse rend la session mystique et le décor disparaît. Groix, le cochon, les falaises,
l’embouchure, le fort bloqué et les plages ne sont plus de ce monde où que vous soyez sur la côtière. Il ne reste plus que vous et la vague en tête à tête.
Tout le monde se fait berner par le fog ou la marée un peu basse ...
Line-up en voie de disparition !
Mais lorsque les vagues deviennent invisibles depuis la plage cela décourage souvent un maximum de gars. C’est un avantage substantiel et compensatoire non négligeable ! On se demande où est le
bon pic, est-ce que c’est assez gros pour que ça marche sur la dalle, …. Il ne sera donc pas rare de surfer dans ces conditions à 3 ou 4 dans une atmosphère détendue. On surfe pas tous les jours
dans le brouillard mais de temps en temps ça fait plaisir !
Quand les vagues disparaissent Juju trouve toujours de quoi s'amuser avec son boîtier photo, classe non ?!
Le genre de conditions qu'on aimerait bien avoir plus souvent cet hiver....
Pas beaucoup d’inspiration et pas grand-chose de passionnant à raconter niveau surf ces derniers temps. De la même manière que nous vivons au rythme des swells, il faut savoir accepter les moments de vide, le calme et le silence qui permettent parfois de se recentrer et de mieux profiter des instants pleins et palpitants. Le surf exigera de vous ou vous apprendra la patience (d’attendre la bonne vague, de parfois savoir laisser la première vague de la série à votre voisin, d’attendre le bon créneau de marée pour surfer le meilleur spot, d’attendre que le vent tombe…), le choix et le discernement (du spot, de la planche quand on a la chance d’en avoir plusieurs sous la main, de la mise à l’eau…), la respiration (dans les manœuvres comme dans les arts martiaux, pour de bonnes boîtes intempestives,…), ...
C’est ainsi que la chasse aux belles vagues hivernales est ouverte depuis plus d’un mois maintenant et toujours rien d’exceptionnel à se mettre sous la dent. Après un bon mois de Novembre, on dénombre depuis sur la Bretagne Sud et globalement sur l’ensemble de la Bretagne bien trop peu de sessions parfaites en comparaison des derniers hivers qui nous arrosaient de houle offshore pendant trois à quatre semaines minimum avec parfois un froid de canard mais avec la meilleure des contreparties : moins de braves sur les spots et du vent off régulier sur la plupart des zones de surf bretonnes !
Crédit Photo: Yannick DELONGLEE/ http://www.yd-photographies.fr ; On préfèrerait mettre des gants et se cailler les noix sur le parking pour avoir le lip au-dessus de la tête ...
En Décembre, on a essuyé quelques tempêtes avec de la grosse houle accompagnée de vents très forts qui basculaient vite Ouest-Nord-Ouest modéré. De quoi flinguer les bancs de sable en passant et pas mal de possibilités de replis. Point d’orgue de cette période maussade, le mauvais temps nous a envoyé un gros tas de ferraille mazouté à la côte pour Noël, pfffff…
Depuis le début du mois de Janvier, mis à part un intermède de deux-trois jours de bon surf, on a de la houle moyenne souvent orientée dans le même sens que le vent qui offre donc peu de bonnes opportunités pour scorer de très bonnes sessions, pffff...
Pour résumer, l’eau est chaude pour un mois de janvier mais le surf est médiocre à peu près tous les jours. Mieux vaut peut-être ça qu’un long flat de trois semaines, pfff…
Et autant vous dire que je plains les revendeurs de néoprène qui doivent avoir encore quelques paires de gants et autres cagoules en stock …
Allez encore deux bons mois pour scorer, on ne demande pas la lune non plus ! pffff….
Des replis qui ont fonctionné certes mais peut-être moins fréquemment qu'à l'accoutumée....
Ceci étant dit pas d’inquiétude le bon surf reviendra tôt ou tard ! Alors mieux vaut ne pas trop se morfondre et garder la condition physique pour être fin prêt les bons jours, regardez deux –trois vidéos de temps en temps sans trop se faire mal et surfez dans vos rêves par imagerie mentale. Cette méthode est très utilisée chez les skieurs pro où on met à profit cette technique de manière formelle. C’est à mon avis une évidence que les meilleurs surfeurs progressent de cette manière en complément de très nombreuses heures de pratique évidemment sans peut-être même en avoir conscience. On regarde une vague, ou on pense à une vague en fermant les yeux et on se voit la surfer. On cherche à ressentir les sensations éprouvées sur chaque virage, sur chaque trajectoire. Voilà les seuls conseils que je peux vous donner pour ne pas trop dépérir dans ces périodes peu prolifiques. Comme vous pouvez le remarquer, ce dernier paragraphe me permet de finir sur une note positive, histoire de ne pas trop faire déprimer mes plus fidèles lecteurs !!!